18.06.2026
Intégrer des AGV/AMR dans un entrepôt ne s’improvise pas. Avant de parler de véhicules, il s’agit d’abord de comprendre le besoin réel : quels flux automatiser, pour quel gain, et à quelle contrainte budgétaire. Cette phase d’analyse est souvent sous-estimée — c’est pourtant elle qui conditionne l’ensemble du projet.
Vient ensuite la prise en compte des contraintes, qui sont rarement que techniques. Le bâtiment impose ses limites : qualité du sol, largeurs d’allées, portes et monte-charges, zones de croisement. Les zones de pose et dépose doivent être adaptées, et le système d’information doit être interfacé — WMS, ERP, ou MES — ce qui implique des discussions IT en amont. L’organisation existante doit être cartographiée : les flux humains et automatisés cohabiteront, et cette cohabitation se prépare.

La simulation est une étape clé, encore trop souvent ignorée pour des raisons de coût ou de délai. Modéliser les flux avant déploiement permet de valider le dimensionnement de la flotte, d’identifier les goulots et d’éviter les mauvaises surprises au moment du go-live.
Celui-ci d’ailleurs se prépare méthodiquement : tests, bascule progressive, exploitation simultanée d’anciens et de nouveaux flux, validation suivant les critères définis à l’avance. Le change management est souvent le facteur le plus négligé : les équipes opératives doivent être impliquées tôt, formées, et convaincues avant le jour J.
Une mise en service sans accrocs n’est pas le fruit du hasard. C’est le résultat d’une préparation structurée, d’une capacité à anticiper ce qui peut mal tourner et d’une coordination entre tous les acteurs — client, fournisseur, intégrateur. C’est ce qui transforme un projet d’automatisation en succès opérationnel durable.
21.08.2026
Les Nouvelles du réseau – Faut-il laisser les pleins pouvoirs au marché ou privilégier la régulation !?!
L’Union européenne redéfinit son modèle économique grâce à des réglementations visant à concilier durabilité, innovation et concurrence équitable.
Des dispositifs comme le CBAM, la CSRD, la CSDDD ou l’ESPR imposent davantage de transparence et de responsabilité aux entreprises et à leurs chaînes d’approvisionnement.
Bien utilisées, ces exigences peuvent stimuler l’innovation, améliorer l’efficacité et créer de nouveaux avantages concurrentiels.
Elles représentent toutefois une charge importante pour les PME et peuvent accentuer la concurrence avec des régions moins réglementées.
Les entreprises suisses et liechtensteinoises qui anticipent cette évolution pourront transformer ces contraintes en opportunités commerciales et renforcer durablement leur compétitivité.
17.04.2026
Mise en service d’installations automatisées – entre concept et réalité
La mise en service d’installations automatisées n’est pas une simple étape finale, mais l’aboutissement de toutes les décisions prises en amont.
Les principaux risques proviennent moins de la technologie que des interfaces, de l’informatique et d’une préparation insuffisante à l’exploitation.
Une coordination étroite entre technologie, bâtiment, IT et organisation est essentielle dès le début du projet.
L’implication précoce des utilisateurs et une gestion du changement structurée sont des facteurs clés de succès.
Au final, la réussite repose sur la capacité à stabiliser le système en conditions réelles et à le faire adopter par l’organisation.